L'avis de Gaya
Pav San : l'institution asiatique de l'avenue Alsace-Lorraine ne faiblit pas
Il y a des adresses qui traversent les modes sans jamais désemplir. À Grenoble, le Pav San en fait partie. Installé depuis plus de vingt ans dans les murs de l'ancienne Brasserie de la Paix, en plein cœur de l'avenue Alsace-Lorraine, le restaurant déploie une immense salle capable d'accueillir 150 couverts — un format rare dans le paysage grenoblois, qui en fait un lieu aussi adapté au dîner en tête-à-tête qu'aux grandes tablées. L'histoire est aussi une affaire de famille : c'est aujourd'hui le fils qui a repris les commandes de la maison, perpétuant un savoir-faire transmis depuis l'ouverture en 1999.
Côté assiette, la maison ne se limite pas à la cuisine chinoise : la carte embrasse également les spécialités cambodgiennes, thaïlandaises et vietnamiennes. L'offre est pléthorique — on pourrait s'y perdre — alors autant aller droit au but : le bœuf loklak, la crevette thaï et le grill chinois au bœuf sauce saté figurent parmi les incontournables de la carte. Trois plats qui résument bien l'esprit du lieu : générosité, parfums francs et cuissons maîtrisées. Les habitués ne s'y trompent pas : certains clients fidèles depuis seize ans n'hésitent pas à le qualifier de meilleur restaurant asiatique de Grenoble, saluant des plats copieux, bon marché, et la gentillesse de l'équipe.
Le rapport qualité-prix revient comme un refrain dans les avis. Les amateurs de vin ne sont pas oubliés : au-delà de la carte visible, la maison garde en cave quelques belles références — Sancerre, Côte-Rôtie, voire de grands crus classés du Bordelais — disponibles sur simple demande, pour qui sait poser la question. Le service, décrit comme rapide et efficace même lors des coups de feu du samedi midi, et l'accueil chaleureux du personnel complètent le tableau. La terrasse à l'ombre, malgré le passage du tram, offre une option appréciée aux beaux jours.
Verdict : une valeur sûre grenobloise, généreuse et sans chichi, où l'on revient d'abord pour la constance — et désormais pour la nouvelle génération qui tient la barre sans rien renier de l'héritage.